EGAlim : impact en restauration collective

La loi EGAlim a été votée en 2018. Issue des Etats Généraux de l'Alimentation, elle a pour objectif de responsabiliser et orienter les différents acteurs de l'agro-alimentaire vers des pratiques plus durables et responsables. Les établissements de restauration collective, qu'ils soient publics ou privés doivent répondre aux exigences de ce texte. Rentrée en vigueur de manière progressive, voici les changements majeurs qu'apporte cette loi en 2020. 


1° Informations obligatoires des convives une fois par an 

Les usagers des restaurants collectifs doivent être informés de manière régulière sur la composition des repas servis au sein de l'établissement. Plus précisement, il est obligatoire de leur transmettre les informations relatives à la qualité des produits et la proportion de produits répondant à certains critères de qualité dans les repas servis. 

2° Interdiction des ustensiles en plastiques à usage unique

Au plus tard le 1er janvier 2020, la mise à disposition des ustensiles à usage unique en matière plastique suivants est interdite : gobelets, verres, assiettes, pailles, couverts, piques à steak, couvercles à verre, plateaux-repas, pots à glace, saladiers, boîtes et bâtonnets mélangeurs pour boissons. On entend par « mise à disposition » la fourniture d’un produit destiné à être distribué, consommé ou utilisé sur le territoire national dans le cadre d’une activité commerciale, à titre onéreux ou gratuit.

3° Interdiction des bouteilles d'eau plates en plastique

Au plus tard le 1er janvier 2020, l’utilisation de bouteilles d’eau plate en plastique est interdite en restauration scolaire.

4° Diagnostic et démarches de lutte contre le gaspillage alimentaire 

La lutte contre le gaspillage alimentaire doit être intégrée à la démarche globale des établissements de restauration collective. Ils doivent mettre en place des actions correctives avec notamment des pesées et fixer des objectifs de diminution du gaspillage. 

5° Convention de dons aux associations habilités 

À compter du 21 octobre 2019, les opérateurs de la restauration collective préparant plus de 3 000 repas/jour disposent d’un délai d’un an pour proposer à une association habilitée en application de l’article L.266-2 du code de l’action sociale et des familles une convention de dons.

6° Experimentation végétarienne

Les cantines collectives doivent proposer au moins une fois par semaine un menu végétarien en restauration scolaire.